Formation gestes qui sauvent au Running Club Croisicais
Publié le • Par Thierry Blanchet • Running Club Croisicais
Régis Bihan et Françoise Caïric ont organisé et animé une formation gestes qui sauvent pour les membres volontaires du Running Club Croisicais. Pendant deux heures, chaque groupe a appris à protéger, alerter et secourir avant l'arrivée des professionnels.
Apprendre à réagir avant les secours
Le silence s'est installé quelques instants lorsque Régis Bihan a raconté l'histoire d'une petite fille qui s'est étouffée après avoir mangé une huître chez ses grands-parents. Au téléphone, le médecin régulateur guidait les proches. Pourtant, sous l'effet de la panique, les gestes nécessaires n'ont pas pu être réalisés.
L'exemple a marqué les participants. En effet, face à une urgence, les premières minutes sont souvent décisives.
Sur un sentier de marche nordique, lors d'un entraînement de course à pied, pendant une compétition ou dans la vie quotidienne, chacun peut croiser un malaise, une chute, un étouffement, une hémorragie ou un arrêt cardiaque.
C'est précisément pour préparer chacun à réagir que Régis Bihan et Françoise Caïric ont proposé deux séances de sensibilisation aux gestes qui sauvent. La première s'est déroulée mercredi dernier, puis la seconde le 15 juin 2026.
Chaque groupe réunissait entre onze et douze participants.
Deux formateurs d'expérience
Cette action de prévention était organisée et animée par Régis Bihan et Françoise Caïric, deux intervenants reconnus dans le domaine du secourisme.
Fort de quarante années de service chez les sapeurs-pompiers professionnels, Régis Bihan est également formateur de formateurs.
À ses côtés, Françoise Caïric apporte elle aussi une solide expérience. Ancienne adjudante honoraire des sapeurs-pompiers du Croisic, elle a consacré près de trente années au volontariat et à la formation en secourisme.
« Les gestes qui sauvent sont simples à apprendre et tellement utiles », a rappelé Régis Bihan.
Protéger, alerter, secourir
Ensuite, la séance a abordé la chaîne des secours : protéger, alerter et secourir.
Avant toute intervention, le témoin doit d'abord analyser la situation, éviter le suraccident et ne jamais se mettre lui-même en danger.
Puis vient l'alerte. Les participants ont appris à transmettre des informations précises aux secours : lieu exact, nature de l'accident, nombre de victimes, état apparent et gestes déjà réalisés.
Les numéros d'urgence
- 112 : numéro d'urgence européen
- 15 : SAMU
- 18 : sapeurs-pompiers
Françoise Caïric a rappelé qu'en moyenne les secours mettent environ treize minutes pour intervenir. Durant ce délai, le premier témoin peut déjà faire beaucoup.
Par ailleurs, la Sécurité civile présente les principes de la formation aux gestes qui sauvent.
Une visite appréciée du chef de centre
Au milieu de la séance, l'adjudant-chef Geoffrey Bénigué, chef du centre de secours du Croisic, s'est échappé de son travail pour venir saluer les participants et encourager les bénévoles dans cette démarche citoyenne.
Il a rappelé l'importance des gestes qui sauvent et présenté le fonctionnement de la caserne du Croisic. Aujourd'hui, le centre compte 27 sapeurs-pompiers volontaires.
Enfin, il a indiqué que toutes les personnes intéressées par le volontariat, ou celles de leur entourage, seraient les bienvenues au sein du centre de secours.
Observer, écouter et agir face à un malaise
Parmi les thèmes abordés figurait aussi la conduite à tenir face à un malaise. Cette situation reste fréquente dans la vie quotidienne, mais elle peut aussi survenir lors d'une activité sportive.
Les participants ont donc appris à suivre une méthode simple : observer, écouter et agir.
Observer consiste à repérer une pâleur importante, des sueurs abondantes, une sensation de froid, une douleur dans la poitrine ou une douleur abdominale intense.
Ensuite, écouter permet de comprendre ce que ressent la victime. Enfin, agir consiste à mettre la personne au repos, la rassurer, surveiller son état et alerter rapidement le 15 si nécessaire.
Hémorragies, plaies et gestes d'urgence
Les bénévoles ont également appris à réagir face à une hémorragie externe. Cette situation peut rapidement engager le pronostic vital.
Dans ce cas, le premier réflexe consiste à exercer une pression directe sur la plaie afin de stopper le saignement tout en faisant alerter les secours.
Régis Bihan a ensuite présenté le pansement compressif ainsi que le garrot, utilisé dans certaines situations exceptionnelles lorsque la compression ne suffit plus.
Les plaies graves ont aussi été abordées. En présence d'un corps étranger dans une blessure, il ne faut jamais le retirer.
Étouffement et perte de connaissance
Les formateurs ont aussi expliqué les claques dans le dos et les compressions abdominales. Ainsi, chacun peut mieux réagir face à un étouffement, notamment lorsqu'une personne ne peut plus parler, tousser ou respirer correctement.
Les formateurs ont également détaillé la conduite à tenir face à une perte de connaissance. Après avoir vérifié la respiration de la victime, le témoin doit la placer en Position Latérale de Sécurité.
Ce geste permet de maintenir les voies respiratoires dégagées en attendant l'arrivée des secours.
Massage cardiaque et défibrillateur
Le temps fort de cette formation a été consacré à l'arrêt cardiaque. Après les démonstrations de Régis Bihan et Françoise Caïric, les participants ont été invités à passer à la pratique.
Chacun a pu s'exercer au massage cardiaque sur mannequin. Les participants ont ainsi appris le bon positionnement des mains, la profondeur des compressions et le rythme à maintenir.
Les formateurs ont également présenté le défibrillateur automatisé externe. Cet appareil guide le sauveteur grâce à ses consignes vocales.
La formation a également permis de découvrir l'application Staying Alive, qui localise les défibrillateurs et mobilise les citoyens sauveteurs à proximité d'une urgence.
Une initiative très appréciée
À l'issue des deux séances, les participants se sont montrés très satisfaits des explications et des démonstrations.
De plus, ils ont salué la pédagogie des formateurs, la qualité des échanges et les exercices pratiques.
Pour plusieurs bénévoles, cette sensibilisation a même été un déclic. Ainsi, quelques participantes et participants se sont déjà inscrits à une formation Premiers Secours Citoyen, qui remplace aujourd'hui l'ancien PSC1.
D'autres ont choisi d'effectuer une remise à niveau.
Apprendre aujourd'hui pour aider demain
Sur un sentier de marche nordique, au bord d'une course, lors d'un repas de famille, sur son lieu de travail ou simplement dans la rue, quelques gestes simples peuvent parfois faire toute la différence.
Avec cette initiative, le Running Club Croisicais rappelle que les valeurs du sport ne se limitent pas à la performance.
Elles s'expriment aussi à travers la solidarité, l'entraide et la responsabilité envers les autres.
Car lorsqu'une vie est en jeu, les premiers secours commencent souvent avant même l'arrivée des secours.